Arrestation au Bénin de Jean-Louis Denis : les activités suspectes de l'ex-chef de Sharia4Belgium
L'arrestation de Jean-Louis Denis, ancien leader du mouvement Sharia4Belgium en Belgique, au Bénin a suscité de nouvelles inquiétudes quant à ses activités et à son engagement dans la diffusion de la propagande salafiste. Étroitement surveillé par les autorités belges, Denis reste une figure controversée dans le monde de l'islamisme radical.
L'arrestation de Jean-Louis Denis, une figure célèbre du salafisme en Belgique, au Bénin a soulevé de nouvelles questions sur les activités de cet individu. Denis, âgé de 49 ans, a été expulsé vers Bruxelles après avoir été appréhendé pour excès de vitesse à Tourou au Bénin. Il prétendait développer un projet d'agriculture et de permaculture en rejoignant une «terre d'islam».
Présenté à un procureur spécial chargé notamment des dossiers de terrorisme, Denis n'aurait pu fournir aucune information sur le financement de son projet de «village écomusulman». Les autorités béninoises sont méfiantes à son égard en raison de sa suspectation de recrutement pour le djihad armé et de sa condamnation en Belgique à cinq ans de détention pour la diffusion de propagande salafiste.
Depuis plusieurs années, Denis est dans le viseur de la police belge. Ancien cuisinier converti à l'islam en 2005, il est devenu un diffuseur de la propagande islamiste radicale et a dirigé l'aile bruxelloise du mouvement Sharia4Belgium, reconnu comme groupe terroriste par la justice en 2016.
En 2012, Denis avait été arrêté lors d'émeutes à Molenbeek, près de Bruxelles. Incarcéré de 2013 à 2018, il a affirmé, à sa libération, qu'il consacrerait sa vie à Allah et qu'il était encore plus radical qu'avant son incarcération. Craignant qu'il ne reprenne ses activités de prédicateur, la bourgmestre de Molenbeek a décrété une interdiction de séjour pour Denis dans la commune.
Malgré son interdiction de séjour, Denis a continué à voyage à travers le monde pour diffuser ses idées radicales. La police belge continue de surveiller étroitement ses activités pour s'assurer qu'il ne constitue pas une menace pour la sécurité publique.


moulaye
